15.02.2008
Projet Savitri, quand tu nous tiens !
Ce qui avait d'abord été une aspiration
devient comme une activation de sens, communicative, jubilatoire !
Et nous voilà entrainés dans une merveilleuse histoire.
Une modeste, inédite et prodigieuse aventure d'être et de sens.
Après tant d'années à tourner et tourner encore le mantra dans nos nuits.
Pour réaliser enfin que l'aventure évolutive
ne nous demande pas d'être des martyrs.
Elle n'impose pas à chacun de devenir un petit Prométhée
sur son rocher de souffrance évolutive,
confronté aux abysses de la mort et de sa transformation.
La voie a été ouverte.
La Terre et le Ciel ne sont plus séparés !
Ils convergent dans le souffle de tous ceux qui aspirent.
Nous n'avons pas a assumer la révolte de la Terre.
La terre ne se révolte pas, elle se transforme.
Avec la puissance qui fait les nuits boréales,
et la patience qui pousse les nuages,
elle ne manque pas de ressources.
Et elle nous tient debout,
après nous avoir pétri dans sa poussière d'étoiles.
Nous sommes le coeur de son projet.
Elle garde, quoiqu'il nous semble, le cap assuré
vers cette assomption de la conscience.
Dans tous les pixels de sa réalité.
Le pouls évolutif qui bat en elle,
il pulse en nous forcément !
Il suffit de l'entendre.
D'écouter cette marée montante
dans le coquillage de notre être psychique.
Nous n'avons qu'à vivre consciemment,
à consacrer notre coeur et notre vie,
et faire notre petite part du grand ménage du monde,
pour participer au travail que fait déjà la terre par tous ses poresl.
Notre prise de conscience dès lors s'active naturellement
dans tous les dimensions jusqu'aux racines corporelles, cellulaires,
corpusculaires de notre réalité.
En ces points ou notre corporeïté/conscience s'ouvre en disant OUI.
Oui à la vrille consciente du temps qui accélère tout en chacun de nous.
Oui à la dilatation de cet espace physique,
dont la clôture éclate en diffractions multipliées,
Desserrant sous nos yeux l'étau de ses déterminismes...
Ouvrant, toutes grandes, les portes du Possible !
22:10 Publié dans Préliminaires | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
12.10.2007
Le Chemin boréal
Je fais partie de ceux qui ont emprunté dès leur jeune âge, le coeur en bandouillère et le mollet gaillard, le chemin boréal et spiralé de la Quête.
Qui ont fait et refait les mêmes prières en langues diverses, grimpé le long des chemins ardus des ascèses, et dévalé en riant les vallées heureuses des extases. Avec dans le coeur toujours le même mantra palpitant et pathétique : pourquoi ?
J'ai médité en dhoti au bord du Gange, vivant dans un petit ashram, fasciné par les saddhus et les forêts imaginales et mythologiques indiennes. J'ai parcouru, halluciné de lectures et d'expériences rocambolesques les cités grouillantes, les villages ingénus, les temples redondants et les centres spirituels.
J'ai prié dans des zaouias soufies au Moyen Orient et en Mauritanie, le coeur emballé par l'appel matinal des mosquées, qui réverbére dans l'aube du monde visible le verbe opalescent de l'Unique. Les assemblées d'oraisons et de dhikrs nocturnes sous la coupole des étoiles ont régalé mon âme de célestes pâmoisons.
J'ai été serviteur et disciple de plusieurs Maitres, parfois d'écoles opposées, allant jusqu'à laver leurs sous-vêtements, portant leur malette, assistant avec dévotion à leur vie consacrée.
Je suis resté des journées auprès du Samadhi de Sri Aurobindo, à Pondichery, et lors de voyages oniriques me suis rendu souvent au Mausolée de Ibn Arabi à Damas. J'ai résidé à Jérusalem dans toutes les conditions, hébergé par des chrétiens arméniens, des palestiniens et des juifs.
Mais mon mantra du "Pourquoi" a toujours été assorti d'une condition : ne pas accepter la clôture d'une démarche exclusive et fermée. Dès qu'un Maïtre m'annonçait la couleur, c'est à dire que Sa Voie était la seule en réalité, la Véridique, je ne tardais pas à reprendre mes clique et mes claques et à repartir pour un autre chapitre de l'histoire.
A quoi bon en effet se consacrer à une quête d'universalité et d'ouverture pour s'enfermer dans une secte, une église, un message bornant le Réel à lui même et ne se donnant comme horizon que le sien.
J'ai toujours été allergique au cantonnement spirituel; ma quête n'a pas été celle d'une appartenance à un groupe, à une histoire, à une sécurité ou à une reconnaissance. Nombre de groupes m'ont proposé des "promotions spirituelles", des responsabilités, avec l'onction du Maître. Mais ces égards ne m'ont jamais séduit.
J'ai en effet toujours été gourmand de la diversité du monde, des êtres et des choses. Très tôt mon intérêt pour l'histoire, la philosophie et l'anthropologie m'ont donner le gôut des approches complexes, ouvertes et intégratives. La fréquentation de la nature et du jardinage ont consolidé ma compréhension du Réel, toujours étonnant et nouveau, bien que reposant sur une trame de lois constantes et cycliques.
Voilà bientôt 30 ans que je vaque à ces pérégrinations, avec toujours ma quête au coeur, plus que jamais gaillarde et faisant belle bombance d'aventures diverses, sans pour autant perdre la boussole du sens.
Contrairement à pas mal d'autres à la quarantaine, je n'ai pas fait le deuil de mes espérances, qui restent vertes et audacieuses. Bien au contraire, j'ai l'impression que cette "Queste" s'est bonifiée, a pris de l'étoffe, de la densité et du contenu.
Qu'elle s'est même enrichie d'une étrange teneur qui parle en moi clairement. Et qui me dis : c'est possible ! Oui petit c'est possible ! Tu peux développer ta relation spirituelle au monde sans t'aliéner ta liberté en avalant des couleuvres dogmatiques et ou en t'enfermant dans le rictus d'appartenances excluantes !
Oui mais alors sans rite organisé, sans direction spirituelle, ne va-t-on pas dare dare retomber en friche, en passant son temps à mordre la queue de son égo, à batailler avec sa compulsion au plaisir/haine, à se débattre dans la mare de médiocrité rampante et vaseuse du cerveau reptilien ? J'en connais quelques-uns qui se sont résolu à se laisser vivre, détendant l'arc de l'exigence intérieure, et se justifiant du fait que se laisser vivre c'est se laisser être, et que se laisser être...finalement...C'est un peu ce que tout le monde dit, non ? Les maitres Zen, les tibétains...Bon, chacun fait sa soupe comme il peut.
Mais je n'ai pas envie de relâcher l'arc intérieur. Au contraire mes courroies sont bien tendues, et tous les moteurs vrombissent avec ce beau bruit de mécanique en rut qui n'aspire qu'à accélérer pour de bon !
20:10 Publié dans Préliminaires | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
07.10.2007
Le quotidien est la clef
Notre objet est tout à cette intention :
comment, au quotidien, participer activement à l'accélération évolutive ?
Comment faire en sorte que notre relation ordinaire à la réalité
soit le levier de cette intensification de la conscience participante
qui s'impose aujourd'hui avec tellement de pathétique ?
Comment faire de ces heures, de ces minutes, de ces secondes,
de ces jours qui s'engouffrent dans la bouche avide du Temps,
comment en faire des leviers, des yantras,
des capteurs actifs et puissants de sens et de conscience ?
D'extraordinaires extracteurs de Sens nous ont ouverts la Voie,
livrant une lutte formidable dans les profondeurs,
vrillant le Mur du vieux mécanisme qui grippe nos consciences.
La Voie est ouverte, qui fut portée par la fabuleuse caravane des précurseurs,
entretenue dans le secret des coeurs, à l'insu de toutes les inquisitions.
La lente et puissante spire de ses expressions s'est accrochée à notre espèce
et notre histoire, délivrant par pallier ses messages d'ouvertures.
Nous sommes au seuil inaugural de tous les possibles,
à la Bifurcation tant attendue depuis des millénaires.
Mais pour y participer suffit-il de le savoir ?
C'est pour mettre en oeuvre une dynamique d'activation évolutive que ce Projet
voit le jour. Pour se donner les moyens d'aller de l'avant.
Yallah !
17:25 Publié dans Préliminaires | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


