24.01.2009

Les audios de l'Agenda de Mère en ligne !

Un cadeau incommensurable !

On les trouve ici, téléchargeables, originaux et complets !

http://agenda.fromzel.com/

L'Agenda texte, lui aussi, intégral, se trouve ici : http://mother-agenda.narod.ru/

On ne peut que remercier les auteurs de ces forfaits transcendantaux !

20.01.2009

La lumière s'affute : vers Projet Savitri III

Comme tout un chacun j’ai plusieurs origines.

Mes documents d’identité signent mes ascendances biologiques et sociologiques. Ils inscrivent mon histoire dans celle de l’immigration maghrébine et espagnole, dans la France ouvrière des années 1960. J’ai connu les quartiers insalubres, puis les cités avec leurs habitats en barre. J’ai partagé les jurons, les codes d’honneur, la débrouille, tout en redoutant les rêves de retour au bled de mes parents.

Rapidement cependant mon histoire sociologique a déraillé. Un invisible cheminot a déporté mon wagon sur une autre ligne. J’ai compris rapidement que j’avais quitté le train familial et celui des mes copains de quartier.
 
J’ai été saisi précocement par la fièvre des grandes questions. Ces dernières m’ont habité sans relâche. Elles m’ont jeté dans des lectures affamées, dans les bras de tous les philosophes à ma portée. Puis elles m’ont orienté vers les grands spirituels. A 17 ans je découvrais les collections de Jean Herbert, l’hindouisme, Satprem, Sri Aurobindo, Mère.
  
A 20 ans je suis parti en Inde, à Jérusalem, en Egypte. Puis la rencontre de Pierre Rabhi m’a poussé vers l’Afrique. J’ai depuis lors cumulé 25 ans de cette Afrique matricielle.

L’autre chemin

Aujourd’hui il me semble qu’un cycle est terminé. J’arrive au bout d’un chemin qui m’a porté vers des extases et des abîmes. J’ai connu les confréries soufies, les ashrams, les intégristes djihadistes, les associations humanitaires, les engagements divers, les bidonvilles et les palaces.

Lorsque je suis parti en voyage dans ma vingtaine, ce n’était pas pour voir le monde ou le changer, mais pour vivre la rugosité de son expérience. Pour rencontrer face à face la vie insécure, et parier chaque jour sur la possibilité du lendemain. J’ai croisé des porteurs de sens modestes, et des illuminés experts en marketing. J’ai pu faire une sieste rédemptrice au pied de la pyramide de Guizeh, et traverser les lignes de force du temple de karnac. Ainsi faisant, je n’ai pas détendu l’arc des questions. J’en ai fais ma respiration.

En rentrant en Europe, après 15 années d'absence, j'ai pris en plein coeur l'opercut de l'âpreté sociale. J'ai connu les difficultés d'une vie à refaire en repartant de zéro. Ce qui ne m'a pas empêché, rompu de dettes et tenu solidement en éveil par la tenaille de la précarité, mais aidé par des amis de coeur, de construire les bases d'une vision en action.

Si tu cherches Dieu disait quelqu'un, jette tes papiers, tes cartes de crédit, donne tout ce que tu as, et va ainsi, tu peux être sûr alors de le rencontrer !

Aujourd’hui je participe autrement au monde. Il résonne tout entier dans le coquillage de mon corps/conscience. Ma vision est à la fois plus unitive et plus diffractée, plus intégrative et plus extériorisée.

Nous avons chacun notre heure. C’est ce sentiment qui m’habite. Car je n’ai plus le choix que le Choix qui a grandi en moi et qui tient à présent les rênes. Le choix de la conscience et de la transformation.

Une manière dynamique et active de dire l’Amour en action ?

Il y a sans doute un moment dans une vie ou ce qu'on a labouré et semé durement, en pesant de tout son corps et de toute son âme sur la charrue des questions et du sens, finit par porter ses fruits ?

La braise intérieure commencerait-elle à flamber ?

Comme dans le sahel désertique, une pluie soudaine et unique peut faire germer des milliards de graines. Les dunes chauves et sableuses deviennent des collines verdoyantes colorées de papillons.

Il est temps, petit, me souffle le Daemon, le grand frère là-haut sur son nuage, qui m'observe depuis son Google-earth transcendantal.

Bon, ok, on y va ? Ce serait donc la troisième étape du projet Savitri ?

De quoi sera-t-elle faite ? De cette flambée sans doute, et de tous ses feux contagieux à partager forcément !

19.01.2009

Audio Savitri

La lecture de Savitri à haute voix est si éditfiante ! Le texte dit, lu, relu, écouté, ré-écouté... on est transporté !
Quelle source extraordinaire d'inspiration !

Je m'efforce de retravailler ces audios pour mon propre usage. Comme un outil de méditation active. Je les dépose pour ceux qui seraient intéressés !
Quelques maladresses dans ma lecture des longs phrasés de Sri Aurobindo...

Cette lecture est celle de la traduction de Lafont.
J'effectuerai également, en parallèle, la version de Satprem.




17.01.2009

L'assentiment des choses

Un matin, il y a peu, je me décidai de sortir faire un tour, une promenade de méditation à pieds dans les environs de mon quartier. Il faisait frais, mais le soleil pointait, et je me réjouissais d'aller à sa rencontre. En quittant ma maison et en commençant à arpenter les lieux je me faisais la réflexion suivante : il serait bien d'identifier un lieu d'énergie dans les environs pour y aller méditer, se ressourcer...

A peine au bout de ma rue je croise un vieux monsieur. Il me salue et je réponds à son bonjour en lui serrant la main, ce qui semble le surprendre positivement puisqu'il engage aussitôt la conversation... Du haut de ses soixante dix huit ans il me narre à grands traits son passé de patron d'une moyenne entreprise. Il me parle du séjour qu'il effectue auprès de sa petite fille, et de ses arrières petits enfants... De sa venue du Gers, avant-hier, et du temps qu'il fait. La conversation s'engage si bien que nous décidons de faire quelques pas ensemble.

Il me raconte avec entrain ses souvenirs de guerre, les années de prospérité économique qu'il a connu dans sa vie professionnelle, son enfance dans une France rurale disparue, et sa difficulté à dormir en paix. "J'ai du mal à dormir à cause de ce monde d'injustice, je vois devant moi tous ces enfants qui meurent, ces violences partout, cette pauvreté qui ne devrait plus être...c'est affreux !"

Je me demande tout en l'écoutant, ce que cette rencontre peut bien signifier, et pour lui et pour moi quand le le bonhomme m'explique qu'il est radiesthésiste et qu'il vient également participer à une réunion régionale.

Nous discutons alors avec un plaisir redoublé de sa passion pour les énergies ! C'est donc ça ! me sussurai-je en aparté...

Tandis que nous traversons la rue il me désigne deux beaux platanes et me propose de nous recharger en énergie ! Il m'explique comment faire en quelques mots et gestes et nous voilà tous les deux, au bord de la route, chacun accolé à son arbre et face au soleil. Sans souci des voitures qui nous croisent et des voisins qui nous toisent.

Contents de ce moment et de cette complicité partagée, nous nous quittons aussi naturellement que nous nous sommes rencontrés. "La famille risque de se demander ou je suis passé ! A mon âge, et avec mes idées, vous comprendrez qu'il s'inquiètent un peu !" Au bout de quelques pas il se retourne : "je vous ferai communiquer l'adresse d'un confrère des environs qui vous signalera des lieux énergétiques intéressants !"










L'Institut Savitri va voir le jour

Institut Savitri, pratiques et outils pour un développement intégral

Nous entrons, à une vitesse accélérée, dans un monde nouveau, inédit et incertain. De profonds bouleversements travaillent les fondements de notre histoire, de notre relation à l’espace, au temps, au corps, à la parenté, à la mort. Dans l’environnement mondialisé qui se fait jour et dont les questions urgentes n’épargnent plus aucune culture, aucune société, aucune organisation et aucune personne, nous pouvons subir et attendre de l’extérieur les mots rassurants et les secours. Mais nous pouvons aussi choisir de devenir des acteurs de cette mutation en cours. Pour la comprendre, pour l’intégrer, pour en épouser le mouvement créateur de l’intérieur, il faut d’abord essayer de discerner les dynamiques qui la travaille et entrer dans l’intelligence du processus. Lequel, consentants ou non, nous emporte tous dans la mer déchaînée de son énergie.

L’Institut Savitri a pour vocation de promouvoir une approche intégrale et évolutive, à la fois théorique et pratique, qui permet de devenir acteur de sens de ce changement.

08.01.2009

L'appel du Maroc ?

Des questions familiales importantes me rappellent ces jours-ci au Maroc.

Vers le Souss berbère de mon père, vers les sources soufies d'une ancienne histoire. Il y aurait, dans le bled profond des terres vis à vis desquelles j'aurai quelques droits. Et une mémoire à assumer. Et un héritage intérieur à honorer.

Quelque chose m'appelle vers ce Maroc intérieur, multiple, ardent et solaire.

Serait-il possible de réaliser là-bas un centre autour de cette convergence inter-culturelle et inter-spirituelle qui nous est si chère ??
Ce sont aussi les terres de l'arganier.
Peut-être une possibilité de mettre dans l'histoire un petit moteur économique écologique et équitable ?
Et une dynamique d'accueil solidaire autour du patrimoine berbère, judéo-berbère, soufi et une ouverture sur l'héritage almoravide ?

Une piste pour un aurovillage ?

Quel bonheur de ne pas savoir !
Et de pouvoir se rapprocher aussi près du volcan vertigineux de l'incertitude créatrice !

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Mère savait capter l'essence spirituelle des fleurs.
Celle-ci, Euphorbia Milii, de la famille des euphorbes, qu'on appelle aussi l'épine du Christ est identifiée par Mère comme l'expression de la Concentration.

Euphorbia milii.jpg


It is well known that the value of a man is in proportion to his capacity of concentrated attention; the greater the concentration the more exceptional is the result, to the extent that a perfect and unfailing concentrated attention sets the stamp of genius on what is produced.
Concentration is a state one must be in continually, whatever the outer activity. By concentration I mean that all the energy, all the will, all the aspiration must be turned only towards the Divine and His integral realisation in our consciousness.

The Mother


05.01.2009

La Possibilité

La Possibilité inouïe de vivre dans ce terrible univers, et de contribuer par nos êtres, nos actes, nos aspirations à la spirale évolutive vers plus de Conscience... se heurte trop souvent et très concrètement au scepticisme bourru de notre environnement.

Ce vieil héritage pugnace de la réalité désenchantée a encore un fort pouvoir corrosif et persuasif, aguerri par des siècles de résistance à la famine, aux maladies et aux épreuves...

Il nous tient tête, mains aux bretelles, tel un Monsieur Grandet bien goguenard, avec le ricanement ancestral de celui qui a vendu son âme pour des greniers sécures.

Tandis que nos chansons de barde nous laissent affamés face à l'hiver qui vient. Et si les règles du jeu avaient changé ?

Et si le problème était le manque fondamental de confiance en notre pouvoir réalisateur ?
Je n'entends pas par là les techniques pavloviennes d'auto-persuasion, ou l'usage de placebos psychologiques, mais plutôt notre aptitude et notre sentiment d'active co-participation au Projet de l'Univers ?

Un de nos chantiers immédiat est d'approfondir cette compréhension intime, et de l'activer plus encore,
D'alimenter dans l'âtre intérieur la flambée de ce "Oui" qui rythme et brûle dans les dernières pages de l'Ulysse de Joyce.

Le feuilleté

Le feuilleté
Je broute lentement le pré de textes, tantôt attiré par un bouquet anthologique de renoncules sauvages, un bosquet de fleurs-concepts à mâcher, ou une patrouille bibliographique de coquelicots.

Avec un rythme sûr de camélidé je grimpe les dunes ensablées de l'histoire.

Petit à petit la vision apparaît. D'abord intuitive et floue comme un mirage.

Puis soudain, comme un mousse excité sur le mât d'une carène de flibuste, je crois voir la terre à l'horizon !

Mais il faut veiller encore près du feu des textes.

Enfin le jour arrive. Soudain je me sens capable de circuler dans les ruelles de Cordoue, de flâner dans les souks, d'aller à la mosquée.

Me voilà donc à la cour du Calife, à discuter avec les rabbins et les cadis. Je fréquente les zaouias soufis, rencontre les généraux syriens qui s'en reviennent du front Nord... Me voici dans les tavernes à croquer des galettes fourrées aux sardines, ou à trotter sur un âne pour aller visiter nos champs avec des compagnons. Je devise dans les bains, découvre les prouesses des nouvelles courtisanes franques ...Parfois je me rends au port d'Alméria rencontrer les marins pisans et vénitiens, les marchands grecs et les éthiopiennes dont on dit de si étranges choses.

D'où vient cette familiarité avec les orients d'Espagne ?

Je suis persuadé que la mémoire vivante de la réalité perdure, et que nous évoluons dans un feuilleté de réalités multiples et concomitantes.

Ce qui est advenu peut-il ne plus exister ?



04.01.2009

Aurovillages : avec le Burkina Faso, le Maroc ?

Tandis que nous grimpions un petit chemin de montagne dans la région de Foix, l'idée-force des Aurovillages a pris un peu plus de densité.

Depuis quelques années le Maroc nous trotte dans le coeur.
Pourquoi ne pas faire éclore cette idée là-bas également ?

Dans la région de Fez ? Y ancrer, dans un lieu universaliste de poly-activités écologiques, économiques et inter-culturelles/inter-spirituelles (centre ressource, artisanat, produits bio-équitables, publications, accueil, séjours...), associant un village local, ce que la culture universelle arobo-andalouse a eu de plus universel et de plus ouvert ? En soutenant ce que, à rebours de la régression djihadiste, la culture arabe, berbère, islamique peut avoir comme ouverture vers le futur ?

Comme l'Afrique noire, le monde musulman est relégué sur les marges d'une post-modernité. Mais à la différence de l'Afrique noire (mais pour encore combien de temps ?) le monde arabe vit souvent cette relégation dans le ressentiment.

Pourtant les ressorts d'une post-modernité sont actifs et vivants au coeur des sociétés musulmanes. Au coeur même de ses cultures vivantes, comme de ses fondements religieux et mystiques. Des figures magnanimes comme l'Emir Abdelkader témoignent de ce potentiel d'ouverture et de fraternité universaliste. Des chercheurs contemporains rouvrent les portes de l'ijtihad, et mettent à jour les sources vives de liberté prophétique occultées par les corpus sourcilleux des docteurs de la loi. L'histoire d'Al andalus et de la méditerrannée est fertile en passerelles, en témoins, en récits d'ouverture et d'universalisme.

Un Aurovillage au Maroc aurait cette vocation d'ouvrir cette possibilité pour le futur. Avec l'extraordinaire culture d'hospitalité, d'art de vivre, d'ouverture et de spiritualité inhérents à ce pays, gageons que cette idée peut trouver là-bas un merveilleux terrain d'expression.

Toutes ces années de travail sur la culture arabo-andalouse, et la fondation avec de précieux amis de l'Institut Occitanie Al Andalus, prendraient ainsi tout leur sens ?

Qui sait ?

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