11.10.2008
l'Arbre matinal
J'ouvre enfin le poitrail noueux de mon arbre !
Quel bonheur d’exposer au soleil
son écorce et ses mousses !
De sentir la lente vrille des racines
pousser dans l’odorant terreau du vivant.
J’écoute la rumeur des sèves pulser le mantra de feu
tout au long du tronc vertébral.
Celui qui empourpre la nudité des aurores
Et fait éclore les fleurs de mes offrandes.
Puis survient la montée vers les feuillages pailletés d'or
Dans l'intensité bruissante des couvaisons créatrices.
Là ou le temps s'absente du Présent.
23:02 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Les commentaires sont fermés.