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17.04.2008
Le Divin attracteur
Un dernier point pour parler de cette rectification qui m'a été si profondément salubre, et qui est en cours avec tant d'enthousiasme aujourd'hui, grâce au Projet Savitri.
Ensuite je ne reparlerai plus de Satprem...par les aspects ici évoqués!
Car je répète qu'il reste quelqu'un d'important. Et que ma critique reste affectueuse.
Mais j'estime légitime de traiter ces questions, et de témoigner de cette sortie d'un univers contradictoire qui m'a marqué et qui m'a entrainé dans une impasse.
Car je ne me suis pas contenté de lire !
Je suis parti sur les routes pendant presque vingt ans.
J'ai suspendu mes projets d'étude.
J'ai zappé les vingts premières années de ma vie professionnelle.
J'étais parti pour me mettre en marge de tout.
Arc bouté sur cette mutance, je suis entré dans un déni de moi-même et du monde.
Cela aurait pu m'amener dans un gouffre.
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Le "départ" de Mère est décrit par Satprem comme un scandale évolutif, provoqué en grande partie par l'environnement étroit et borné de l'entourage de Mère.
Cette histoire m'a laissé perplexe !
Tous les textes de Satprem vibrent de cette indignation, de cette mort impossible et jamais acceptée !
A la fin de l'Agenda, on peut presque palper l'attente dramatisée de l'irruption supramentale imminente ! Qui allait, à travers le corps de Mère, traverser toutes les résistances et faire irruption, enfin, et dégonfler la baudruche de ce monde infernal ! Et balayer, comme par magie la malédiction de cette fausse réalité !
Il y a quelque chose de tragique dans cette attente.
Et un refus révolté de la mort.
Refus qui semble aboutir à une impasse.
Dans un cul de sac nihiliste.
Qui renvoie dos à dos, le système, la grande Mécanique infernale, le bocal, et n'attendrait plus de salut que d'une sorte de tapasya cellulaire extrême, une mutation qui frapperait d'obsolescence toutes nos vieilles civilisations simiesques !
Cette façon de tourner le dos au Réel m'a fait perdre beaucoup de temps.
J'ai cru entrer, en envoyant valdinguer le monde pourri jusqu'à la moelle, dans le club des mutants du nouveau monde ! Dans le cercle étroit de ceux qui oeuvrent à l'accouchement de la nouvelle espèce.
Si je n'avais pas fait retour.
Si je n'avais pas décidé de détricoter cette "formation".
Et de remonter le chemin de mon histoire,
Pour revenir vers les fondamentaux.
Que serais-je devenu ?
J'ai rencontré beaucoup de naufragés sur le chemin de la seule aventure !
Bloqués dans un coin perdu de la forêt de Madagascar,
Echoués dans le cloaque d'une favella avec une marmaille à nourrir.
Recyclés dans des sectes ou des banques.
Mère et Sri Aurobindo, dans le sillage de tous les prédécesseurs, ont ouvert un passage pour la terre.
Ils ont fait ce qu'ils avaient à faire jusqu'à leur dernier souffle.
La suite se fait maintenant partout et en tous.
Mais on ne défait pas avec violence la trame du temps.
On ne décide pas de changer la Mort.
C'est la Mort et le Temps qui changent.
Et ce changement est en cours.
Plus dans le corps de quelqu'un mais dans le corps de la Terre.
Car on ne procède pas par intrusion évolutive !
L'humanisation ne s'est pas faite d'un bond, mais par touches.
La "supramentalisation" se fait aussi par touches, par imprégnation progressive du monde, par infusion.
C'est une imprégnation formidable qui baratte le lait du monde à haute intensité.
Une imprégnation de Joie et de Force transformatrice.
Des millions d'hommes s'émancipent, des millions de femmes relèvent la tête partout.
Les droits humains et la dignité des personnes se glissent dans les temples, dans les lits, dans les cases des villages africains, dans les favellas...
Le pouvoir d'être soi-même et de changer sa vie s'étend comme un nouveau mantra.
Le Pouvoir d'émancipation est à l'oeuvre partout et opère sa divine contamination.
La relation au temps et à l'espace, à la texture fondamentale du Réel change elle aussi.
La danse du divin attracteur est à l'oeuvre !
Et nous sommes tous, et chacun en particulier, invités à y participer !
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