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27.01.2008

Nos Holomorphoses

Je sens l'éveil d'une vision holomorphique.
Elle déroule sa lente spire inspirante.
S'enroule dans mon coquillage intérieur.

Elle débouche sur les Hypermondes,
passerelles du physique subtil
dont on voit à l'oeuvre le prodigieux travail d'intégration consciente du Réel.

Les matériaux, la nature, les formes diverses de la manifestation
sont absorbées dans une dynamique intégrative accélérée.

Le naturel, le virtuel, le technologique, le neuronal et le psychique
fomentent leurs noces fractales et inattendues.

Par delà nos visions clivées, nos préjugés sur ce qui est spirituel, naturel, artificiel,
la Shakti créatrice pulse, compose, modèle des formes inédites du vivant et du Réel.

Et construit les nouvelles plasticités là ou nous nous y attendons le moins.

26.01.2008

Cette autre nuit

En fait ma nature est toute engagée pour un Avènement.

Que je n'attends pas passivement, mais pour lequel je m'active avec ardeur, ferveur et passion.
Imagine-t-on l'histoire que nous vivons, là sur notre balcon d'univers ?

La Nouvelle Conscience s'infuse avec une accélération extraordinaire. Tout vibre de cette fabuleuse émergence. Sous nos pieds le dragon transcendantal du Réel s'ébroue et se lève.

Toute ma vie s'illumine de cette ferveur au quotidien !

Et je ne me paye pas de mots. Je travaille dans des pays de misère. Ou la pauvreté, la faim, la corruption sont une réalité massive et quotidienne. Qui prend à la gorge avec violence et férocité.

Mais justement, c'est dans cette matière du réel, dans ses fibres, dans son ventre que la transformation est en cours.
Et son ventre est aussi bien Wall Street que Nouna du Sahel. Ou la prison de votre ville.
Tout est raccordé à présent, le cablage est réalisé. Nous marchons tous, de tous nos pas sous toutes les latitudes, dans la Nouvelle Conscience.

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Une nouvelle nuit mémorable, il y a quelques jours à Ouagadougou, au Burkina Faso.
Au coeur de la nuit, dans un banal hôtel me voici réveillé.
Non, pas réveillé, mais en éveil, lucide et conscient dans mon sommeil.
Allez comprendre !
Est-ce possible, alors que je suis si peu sujet aux "visions" ?

Voilà qu'autour de moi, dans le voile nocturne de cette nuit silencieuse, j'entends des voix toutes proches.
En fait pas précisément des voix mais des présences légères, lumineuses et des chuchotis.
Mon corps est tout vibrant, et une voix me souffle : viens, c'est facile, regarde comme c'est simple !
Quelque chose s'ouvre en moi comme une fleur, quelque chose qui pulse et irradie, et s'oriente comme un tournesol vers un soleil invisible.

C'est alors que je sens comme un contact si aimant, un effleurement si délicat qui touche mon corps-énergie, le traverse et touche jusqu'aux fibres ultimes de mon être ! Mon corps vibre comme s'il était piqué de milliers d'aiguilles de lumière.

J'ai l'impression qu'il y a beaucoup de monde dans cette dimension si vibrante et animée !
Si prôche de nous.
Je ressens alors une empathie merveilleuse, une sorte d'extase. Et cela me réveille vraiment.
Je reste un moment tout étonné de ce contact.
J'ai l'impression que l'expérience est encore là, et fais silence dans une sorte de sourire intérieur.

Et la voix de mon être psychique, fraîche et enfantine, se fait alors entendre : tu vois, c'est simple,
il suffit de faire ce mouvement intérieur d'accueil et les intelligences évolutives qui oeuvrent à l'assomption de la nouvelle conscience se montrent réceptives et communiquent.

Ma nuit en a été boréale. Et les jours qui ont suivi aussi.
Et l'urgence d'avancer, de me mobiliser plus fort pour que jamais m'a tenaillé et me tient encore.

N'être qu'un feu, un brasier pour accélérer cette prodigieuse infusion de Conscience en cours.
Et qui s'infuse en tout et en tous aujourd'hui sans exception !

Yaristan

01.01.2008

Une vision

Je rentrais de Madagascar dans un avion de ligne de la compagnie nationale de ce beau pays.

Tout imprégné encore de cette terre tellurique et première, ancienne portion du continent disparu Gondwana, je m'en retournais en France, au retour d'une mission de consultant qui m'avait fait connaitre les forêts primaires et leurs habitants.

Comme souvent j'occupais activement mon temps d'immobilité aérienne avec le mantra de Mère. J'aime porter la radiance de ce mantra partout, dans les endroits les plus incongrus. Le murmurer et le scander dans cet avion, si haut dans l'atmosphère, me donnait l'impression d'approcher plus près, plus proche...de cette pulsation évolutive qui bat le rythme de nos coeurs et irise de pulsations multicolores les électro-encéphalogrammes...

Comme souvent en avion, je m'imaginais ce qu'auraient pensé les yogis il y a un millénaire, en nous voyant dans ce salon aérien...Je leur rends chaque fois hommage, comme aux humanistes, aux pionniers de notre évolution collective, à tous ceux qui ont fait reculer les frontières de nos limitations et de nos préjugés. Ces hommages en haute altitude me semble être particuliers et j'y consacre un toujours un moment important du vol.

Mais cette nuit là, car le voyage dure onze heures et donc toute la nuit, les choses ont pris un tour inhabituel.

Un rideau est comme tombé. Et une vision s'est imposée à mon regard intérieur. J'ai vu face à moi, en hauteur, Sri Aurobindo et Mère, assis côte à côte. Pas une vision lointaine, mais une vision de présence, là, tout près. J'ai été saisi par une émotion, par la vision bien sur, mais surtout par les informations rapides qui pénétraient ma conscience : il est temps ! Il faut agir, petit ! Il est temps !

J'inclinais ma tête en expression d'hommage, avec l'impression de la poser à leurs pieds, sur un édredon de pétales de roses de bien-être et de plénitude.
Je ressentais si vivement leur présence que je me mis rapidement à pleurer. Et à pleurer longtemps avec une série d'impressions vives et rapides : le travail a été fait, nous avons tout consacré, il faut continuer, consacre ta vie, rejoins-nous...la transformation est en cours partout, nous l'avons accéléré et y travaillons encore, mais vous devez aussi activer le travail avec nous, il est temps, il faut agir petit ! Dans le même temps j'avais l'impression qu'ils étaient tout proche, dans un physique subtil presque mitoyen à notre réalité, l'infusant de sa présence et des champs de forces et de formes du monde à venir.

Lorsque tout cela s'estompa, après une trentaine de minutes d'émotion et de vision, de larmes, de surrender, d'offrandes, de décisions, je me retrouvais dans l'atmostphère confinée de l'avion. Avec dans le coeur, l'engagement décisif pour agir et m'activer dans l'accélération des processus de transformation.

C'est dans cette expérience que prend sa source le Projet Savitri.

Je n'ai pas un tempérament à me nourrir de visions, et je considère cette dernière comme un contact avec une des nombreuses émanations spirituelles de Sri Aurobindo et Mère. Elle s'est ensuite répétée à trois reprises, avec ce sentiment si intense de présence et d'urgence.

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